12ème salon !
Ce nombre “12” symbolise pour nombre d’entre nous la perfection, la plénitude, l’ordre parfait. Notre vie entière tourne autour de ce chiffre, système horaire, système de mesure pour les plus pragmatiques, mais aussi les 12 travaux d’Hercule, les 12 titans fils de Gaïa et d’Ouranos, les 12 signes astrologiques, les 12 apôtres pour les plus mystiques.
Le douzième salon du livre haïtien de Paris s’inscrit dans cette symbolique d’achèvement, de plénitude et il représente aussi un point d’harmonie pour éclairer le futur.
Je ne me souviens pas d’avoir collaboré aux premières éditions de ce salon débuté timidement lors des ventes de bienfaisance d’Haïti Futur, rue de l’Arve dans le XVe arrondissement de Paris. Passionnée de lecture, auteure moi-même et sans doute nostalgique de mon enfance et de mon adolescence en Haïti, je m’y suis engagée plus activement à partir de 2018.
L’éditeur Roger Tavernier, ami d’Haïti et d’Haïti Futur, nous a permis d’accéder à la Mairie du XVe arrondissement qui nous accueille depuis près de 8 ans dans sa prestigieuse salle des fêtes. Depuis lors, le Salon du Livre Haïtien de Paris organise tables rondes et débats qui cette année ont été consacrés à la situation du pays, aux origines et à l’action de Toussaint Louverture, à la dette de l’Indépendance et à l’œuvre de Yanick Lahens interviewée en visioconférence par Éric Sauray.
L’affluence de ce 12e salon du livre haïtien de Paris (près de 2 500 visiteurs) nous a permis, grâce aux efforts fournis par Josette Bruffaerts, d’élargir l’éventail de nos visiteurs. Sur les stands nous avons vu des visiteurs qui ne connaissaient pas intimement la diversité des titres que nous leur proposions. Des jeunes surtout, dont une partie ne sont probablement jamais allés dans leur pays d’origine et qui étaient avides d’en connaître l’histoire à travers les livres historiques, d’en connaître les traditions à travers les romans. Désireux de découvrir plus intimement cette littérature reconnue pour sa qualité.
Haïti, défenseur de la langue française et récompensée pour cela à travers Yanick Lahens et son Grand Prix du roman de l’Académie Française.
Longue vie à ce salon qui rassemble les membres de la diaspora haïtienne de France et d’Europe.