Au moment de mettre ce numéro sous presse, plusieurs informations majeures nous sont parvenues. Leur portée et leurs implications méritent une analyse approfondie, que nous proposerons dans notre prochain numéro.
Selon Quotidien 509, les États-Unis ont décidé d’imposer des restrictions de visas et de révoquer les visas de deux membres du Conseil présidentiel de transition, ainsi que de membres de leurs familles immédiates, en raison de leur implication présumée dans des activités liées aux gangs armés. L’administration Trump affirme, à cette occasion, soutenir le peuple haïtien dans ses aspirations à un pays stable et prospère.
Par ailleurs, Le Nouvelliste rapporte que le ministre de la Justice a annoncé la reprise progressive de plusieurs zones de Port-au-Prince, marquant une étape importante dans les efforts de rétablissement de l’ordre et de la sécurité.
À ces événements s’ajoute l’échéance de la période de transition fixée au 7 février, contexte qui donne lieu à des manœuvres internes au sein du Conseil présidentiel de transition, ainsi qu’à une implication accrue de l’ambassade des États-Unis.
Dans ce cadre, l’ambassade américaine en Haïti a publié une note diplomatique sur les réseaux sociaux, adressée aux autorités provisoires, dans laquelle elle met publiquement en garde la classe politique haïtienne. Les États-Unis y déclarent notamment :
« Les États-Unis considéreraient que toute personne soutenant une telle initiative déstabilisatrice favorable aux gangs, agirait à l’encontre des intérêts des États-Unis, de la région et du peuple haïtien, et prendront les mesures qui s’imposent en conséquence. »
Extrait d’une note diplomatique des États-Unis à l’attention des pouvoirs provisoires d’Haïti